finot conq

village d'urgence

Village définitif mis en place en urgence.
Projet conçu par le groupe finot,
développé en collaboration avec l'Université de Bretagne Sud

Après une catastrophe naturelle ou des évènement politiques, il est nécessaire de développer des cités d'urgence. Ces cités deviennent souvent trop définitives et les sinistrés sont laissés dans des conditions inacceptables, qui durent.

Nous proposons de développer des coquilles qui se mettent en place très rapidement, avant ou après les réseaux d'assainissement et de fluides (eau, électricité...). Les planchers peuvent être ajoutés ultérieurement à l'intérieur des coquilles ainsi que les façades. Ensuite, cet ensemble sert de coffrage pour une construction en terre tassée, au besoin armée avec de la paille (pisé).
La ville qui se crée peu à peu est complétée par des plantations et le traitement des rues.

L'intérêt du procédé est la rapidité de mise en place des maisons, qui par la suite, au fur et à mesure de leur installation, forment un village définitif, cohérent et propre. Le complément d'embellissement est crée après par les habitants eux-mêmes qui mettent la terre en place et le reste.

Ces cellules sont composées de différentes pièces très faciles à transporter, légères et faciles à mettre en place simplement à la main. Cette facilité de mise en oeuvre permet d'impliquer et donc de motiver les habitants.
La souplesse de forme permet d'en faire aussi bien des maisons que des équipements collectifs (école, lieu de culte, local administratif, mosquée, salle de réunion).
La souplesse des modules permet de créer une richesse dans l'organisation de la ville.

A la suite de diverses présentations, une demande réelle et solvable se manifeste. Nous développons le concept depuis plusieurs années en collaboration avec l’Université de Bretagne Sud. Des prototypes vont bientôt être mis en place et une recherche doit compléter ce développement pour le rendre durable. Ce type de construction, par son caractère architectural et sa résistance aux séismes convient bien aux régions Méditerranéennes, au Moyen-orient et à l’Inde. Il est également bien adapté du fait des conditions climatiques et de la rareté du bois).

Présentation de la maison
plan d'une maison
élement type croisée de voute
élément façade type
élément type croisée arête
La maison décrite ici s'organise autour de quartiers à densité assez forte. D’autres exemples peuvent être développés car le procédé est simple d’emploi.
La maison, avec une entrée sur rue, est constituée de trois à huit cellules, dont un bloc sanitaire. Ces pièces s’organisent autour d’une cour intérieure qui apporte de la lumière, augmentée par quelques petites fenêtres sur rue.
Le bloc sanitaire comprend une cuisine, une toilette, une salle d’eau avec douche et lavabo, un espace résiduel qui sert de circulation et de lieu de travail pour la cuisine et un espace technique. Cet espace technique comprend cheminée, ventilations, passage d’eau et d’électricité, et forme le noyau de ce bloc sanitaire.
Les autres pièces sont construites à partir de carrés de 4,5 m x 4,5 m, 3 m x 3 m ou 6m x 6 m, qui s’articulent au gré des besoins et de l’organisation de la famille ou de la fonction du lieu (école, bureau, commerce...). Les commerces et l’artisanat sont composés d’une cellule mono familiale sur un patio et quelques cellules qui donnent sur la rue.
Le bloc sanitaire est raccordé sur le réseau par une boîte individuelle accessible de la rue.
Le mur extérieur est vertical plan, ou bien constitué par des
arcades constituées de plusieurs éléments semblables
Présentation du procédé
Le système de construction consiste à assembler rapidement
des coquilles en stratifié. Les différents morceaux, en nombre limité de formes et de tailles, s’assemblent pour former des pièces, des salles, des murs extérieurs, des fenêtres, descouloirs etc...
Ces éléments sont mis en place sans outils et peuvent être utiisés en l’état. La terre est ensuite placée sur cette enveloppe, et constitue la nature même de la maison.
Ce procédé est une modernisation d’une architecture utilisée
depuis des milliers d’années sur beaucoup de continents
(actuellement 1/3 de l’humanité vit dans des maisons en pisé).
Traditionnellement, beaucoup de ces maisons de terre sont faites avec des voûtes, ce qui économise le bois, et résiste mieux aux tremblements de terre.
Ce procédé permet de faire aussi bien des maisons que des locaux collectifs.
Le passage des fluides est prévu dans les structures et le tout est raccordé aux réseaux.
Ces coquilles sont optimisées pour résister au feu pour les parois intérieures, et pour résister aux UV pour les parties extérieures.
tous les abris sont mis en place
tous les abris sont mis en place
ils seront complétés plus tard par les façades
les maisons sont regroupées en quartier
les façades sont ajoutées
les maisons sont regroupées en quartier
les façades sont ajoutées
la terre, armée de paill (pisé), est mise en place les maisons sont finies
la terre, armée de paill (pisé), est mise en place
les maisons sont finies

Avantages du procédé

Facilité de mise en oeuvre :
Faible poids.
Toutes les pièces sont légères (100 kg maximum), portables à la main, rapidement mises en places avec peu de technicité, ne nécessitent pas de fondations spéciales.
Facilité de transport : dimension réduite, donc transportable par camion ou container 40’.
Village fabriqué en deux ou trois temps
Implication des habitants : Les utilisateurs peuvent participer à la fabrication de leur village
Multiples possibilités de réalisation : Le système permet une grande souplesse de forme et permet la réalisation de locaux différents (logements, écoles, lieux de culte, commerces, hôpital)
Longévité : La durée de vie est supérieure à 30 ans. Les
maisons sont lavables intérieurement
Les maisons peuvent être repeintes extérieurement (1 fois tous les 10 ans).
Il est possible par la suite de faire les murs extérieurs directement en briques de terre plutôt que des murs en stratifié.
Bonnes isolation et inertie thermiques : La maison possède une isolation et une inertie thermiques importantes grâce à l’épaisseur des murs.
Bonne étanchéité : Le stratifié permet par nature une bonne étanchéité aussi bien depuis le sol que par le toit.
Bonne résistance sismique : La maison a une bonne résistance sismique grâce à sa forme en voûte et à l’absence de fondations.
Elle accepte une certaine déformation du terrain.
Adaptation aux sites et aux sols différents :Le système permet de s’établir sur des sols très variés, en pente également. En zone inondable, il est possible de créer des buttes. Dans ce cas, la maison peut être installée sur des sols peu stabilisés.


Résistance au feu : Les maisons résistent au feu.
Parois M1 à l’intérieur, stratifié normal à l’extérieur.
Salubrité du matériau : Le matériau est neutre chimiquement grâce à l’étuvage et à la stabilisation des stratifiés. Il n’émet pas de vapeurs grâce au choix judicieux des résines. Ces mêmes résines sont utilisées pour rendre stériles les salles d’opérations.

Inconvénients du procédé

Remplissage délicat des murs : Le remplissage de la terre stabilisée peut se faire partiellement à l’aide d’un engin
mécanique, par contre le tassement de la terre entre les murs doit se faire à la main, de façon à obtenir un bon compactage sans écraser les coquilles. La réalisation de murs en pisé demande traditionnellement beaucoup de soin, de main d’oeuvre et de temps. C’est ce qui bloque actuellement son développement.
Modernité et forme en voûte : Le matériau est moderne et industriel, avec les avantages correspondants, mais tranche avec les habitudes traditionnelles des habitants et leur culture.
Spécifique de forme, cette technique implique la réalisation en voûtes. Ces deux aspects, modernité et forme en voûte , doivent s’intégrer dans la culture locale. Cette culture doit utiliser les matériaux tels qu’ils sont, et l’apport personnel n’est apporté qu’après.
Non porosité des parois : Les murs sont complètement étanches et les maisons doivent être ventilées en permanence. A l’intérieur, une cloison de terre (ou de plâtre) régulera naturellement le taux d’humidité (à compléter par une ventilation).
Le prix : Le prix des éléments sans la mise en place, coûte de 140 à 190 le m², ce qui est faible pour un pays industrialisé mais plus cher en général qu’une solution locale utilisant les matériaux traditionnels dans un pays en développement.

Conclusion

Le matériau est bien adapté pour une mise en oeuvre très rapide, surtout dans le cadre d’un pays dont les structures de production sont désorganisées ou insuffisantes.
La légèreté des éléments, leur facilité de transport, leur forme, donnent un moyen d’intégration bien adapté.
Dans un deuxième temps, il est nécessaire que le projet soit intégré culturellement et qu’il y ait un relais local pour la conception, la fabrication et la mise en oeuvre. Il est certain que mettre en route un tel système d’artisanat et d’entreprise de construction industrielle demande plusieurs années et beaucoup d’efforts.
Le procédé qui est aussi universel que la brique ou la pierre, permet de s’adapter relativement facilement à une production
locale si l’on veut résoudre le problème de prix.