Jouy en josas, Février 2000

L’avenir des bateaux OPEN

L'attrait des bateaux Open
L'intérêt de cette classe
L'objectif
Les progrès à faire
Le coût du bateau
Le progrès en vitesse dans le futur
Existence de deux catégories de taille
Avenir de la classe
Retombées pour la croisière

 

L’attrait des bateaux Open

Les bateaux Open sont adaptés à un équipage réduit, 1 à 4 personnes. C’est une des qualités qui plaît au plaisancier moyen car il correspond à ses besoins.

En effet celui-ci navigue avec famille ou amis et, souvent, il est seul compétent à bord avec 1 ou 2 personnes.

Donc

rondg.jpg (2532 octets) la facilité de manœuvre
rondg.jpg (2532 octets) la facilité de contrôle du bateau
rondg.jpg (2532 octets) la sécurité du bateau

sont des qualités assez semblables à celles que recherche un navigateur qui fait le tour du monde dans les conditions extrêmes.

 

 

L’intérêt de cette classe

La jauge est assez libre et permet d’exploiter toute la technologie disponible du moment :

- Coque et mât carbone
- Mâts orientables
- Ballasts etc.

Cette absence de contrainte et de règlement conduit, d’ailleurs, à des bateaux moins chers que des bateaux construits sur des formules comme les WOR, l’IMS (Volvo Race).

Par contre, il est nécessaire que les courses et les bateaux n’aient aucun problème de sécurité.

Ces problèmes sont liés :

rondg.jpg (2532 octets) au bateau
rondg.jpg (2532 octets) au matériel de sécurité et de transmission à bord
rondg.jpg (2532 octets) à l’environnement de la course, météo, transmission, suivi des bateaux, règlement etc.

Le matériel de sécurité et l’environnement de la course sont en progrès, mais cela doit continuer avec plus de rigueur.
Pour le bateau, ce qui est notre préoccupation en tant qu’architecte, celui-ci doit

- avant tout préserver l’équipage
- revenir au port par ses propres moyens.

 

 

L’objectif est donc

  1. d’avoir un bateau super solide, étanche, insubmersible
  2. d’avoir un bateau autoredressable dans toutes les conditions . Comme test actuel, le bateau, sans mât, doit revenir à l’endroit, tout seul, quand il est à 180° , au port. Les coureurs commencent, d’ailleurs, à faire ce test.
  3. d’avoir un mât étanche . Dans une deuxième étape, on pourra alors tester en mer la redressabilité du bateau en le mettant à l’envers au besoin avec un hélicoptère.

Peu à peu, une rigueur se met en place à l’initiative des coureurs, des architectes, des organisateurs etc.

En tant qu’architectes, nous souhaitons que le règlement évolue en fonction des progrès afin que nous puissions effectuer notre travail dans les meilleures conditions et, plus précisément, que des moyens effectifs soient mis en place pour vérifier la stabilité et surtout la solidité des bateaux neufs et, ensuite, pendant toute leur vie.

 

 

Les progrès à faire sur les bateaux Open.

Parallèlement à ces problèmes de sécurité, il y a des progrès à faire sur les bateaux Open .

Cela suppose un suivi et une collaboration entre armateur, architecte, constructeur pendant toute la vie du bateau. Cela est une nécessité pour ces bateaux qui travaillent beaucoup.

Des progrès sont à faire :

  1. sur le contrôle de direction du bateau ( barre automatique)
    l’équilibre à la gîte
    le non enfournement :
    le contrôle longitudinal de l’assiette
  2. sur la facilité de manœuvre : l’accastillage, les manœuvres de voile et la réduction
  3. la vitesse , le dessin de la carène, l’efficacité du plan de dérive du lest, l’efficacité du plan de voilure (forme du mât, forme des voiles), le poids du bateau et son centre de gravité.

Ces progrès peuvent être faits par une amélioration de la construction mais aussi par des recherches aérodynamiques, hydrodynamiques etc., par des automatismes.

 

 

Le coût du bateau Open

Un 60’ Open coûte entre 7 et 12 millions de FF tout compris.
Le coût du dessin, pour un bateau standard est actuellement de 600 000 FF.
Si on veut progresser, il faut dépenser en plus entre 600 000 et 1 500 000 FF de frais de recherche.

Un 50’Open coûte environ 4 millions de FF.

 

 

Les progrès en vitesse dans le futur.

On peut espérer que la vitesse des bateaux Open progresse de quelques % ( 2 à 7 %) sur 4 ans.

Avec équipage réduit, les différences potentielles de l’équipage sont plus importantes que la différence de vitesse des bateaux eux-mêmes, c’est là l’intérêt de la classe.

Pour cette raison, ce style de course revient moins cher que les courses à équipage nombreux (coupe America, Volvo Race, IMS etc.) dans laquelle la vitesse des bateaux est déterminante

 

 

Existence de 2 catégories de taille.

Pour les courses autour du monde, il existe actuellement 2 catégories, 50’ et 60’.
Il est souhaitable qu’une certaine liberté puisse continuer à exister.

Ces 2 classes permettent de s’adapter aux différences financières et physiques des compétiteurs.

 

 

Avenir de la classe.

De telles épreuves sont avant tout des aventures humaines avant d’être sportives.

Pour qu’elles le restent, nous pensons

rondg.jpg (2532 octets) qu’elles ne doivent pas faire l’objet de dépenses excessives
rondg.jpg (2532 octets) qu’elles ne doivent pas trop être soumises à la pression médiatique
rondg.jpg (2532 octets) que le compétiteur parte essentiellement pour naviguer en mer de concert avec des amis qui ont les mêmes objectifs, la passion de gagner venant ensuite.

 

 

Retombées pour la croisière.

Nous développons, actuellement des bateaux un peu plus aménagés qui reprennent les techniques mises au point sur les bateaux open (carbone, ballasts, mât orientable). Ils bénéficient d’une sécurité accrue, d’une grande facilité de manœuvre, et d’une plus grande vitesse (15 à 30%) par rapport à la flotte existante.

 

Jean-Marie Finot

 

A voir également sur le site:
       Idée: Monocoque 40'Open (oct 99),
         Le 40'Open
        Open 7,50  de JPS Production


         Bilan des 60'open, Palmarès des 50' et 60' open, les nouveaux 50'Open ..., Ecrit/sécurité