Le plaisir est sur l’eau :

envie de vivre avec le vent, la mer

aller vite, jouer, sauter

besoin d'être contemplatif

comme le soleil levant et la brume du matin

La Ruée vers l’eau ...
Pourquoi fait-on de la voile ?


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PRB Vincent Riou

 

 

L’homme et les mammifères sont sortis de la mer.
La présence de l’eau et des grands horizons associés est un besoin essentiel pour beaucoup de personnes.
– 30% des français prennent leurs vacances au bord de la mer –

Fondement de l’homme
- besoin de l’eau, de la mer
- retour à la nature
- jeu avec les éléments qui nous entourent
- quitter la terre, ce qu’elle représente

Attrait psychique
- contemplation
- effort physique
- développement de la ténacité
- être maître de ses actes
- sanction immédiate de son action
- besoin de grands espaces
- se battre, faire face mais sans violence vis-à-vis des autres
- besoin de construire, d’entretenir son bateau
- avoir quelque chose de beau
- apprendre à saisir l’environnement, la mer, la météo, la nature
- avoir un « chez soi », une autre maison
- on n’est pas prisonnier (on peut s’arrêter à la différence de l’avion )


Attrait des rencontres
être ensemble en équipage
- pour soi-même
- pour agir
- pour discuter

Contexte social
- faire partie d’un club, d’une entité
- faire partie d’un clan, d’une identité sociale
- faire comme les autres par mode
- se battre contre les autres - course au large (limité), régate, match racing


Le retour à la nature
L’homme moderne a besoin de revenir à un univers non pollué, sain, vrai.

Confrontation avec les formes naturelles
Notre univers moderne est devenu très complexe et s’est éloigné des ses racines.
On a besoin de revenir à notre vie ancestrale et d’être confronté avec les forces de la nature.

Des décisions plus simples
Dans le monde moderne, il est rare que l’on prenne des décisions directes, isolées.
Dans le cadre du bateau et de la mer, on est confronté à prendre des décisions quelquefois vitales, rapides. Le choix, quel qu’il soit, est sanctionné immédiatement en bien ou en mal.

Amour des grands espaces et de l’infini
La voile c’est le vent, la mer et soi-même.
Il y a une nécessité d’être en harmonie
avec soi-même
avec l’équipage
avec l’environnement

En résumé, faire de la voile c’est être libre et devoir assumer cette liberté avec toutes ses conséquences.

La voile est bénéfique
Pour l’homme moderne citadin, la voile est un retour à l’équilibre
- soit après une vie sédentaire et stressante en ville
- soit après une guerre pour le retour à une vie normale (exemple : les Glénans)
- soit après une année d’étude

Pour les jeunes, c’est une école de vie
- prise de décision
- prendre les moyens nécessaires pour arriver à un objectif
- vie avec les autres
- vie avec soi-même
- vie avec la nature
- apprendre à être un chef :
Se diriger soi-même
Diriger les autres
Créer une cohésion de l’équipage devant l’adversité
Organiser le bateau, son entretien
Décider la navigation
Trouver les limites de la sécurité
En un mot, organiser la bonne marche pratique et humaine de l’équipage.
En croisière, on ne peut pas descendre du bateau, il faut arriver à un refuge.
En course au large, il faut finir la course, sauf si des décisions de sécurité nécessitent d’abandonner.

Pour les adolescents
La voile favorise un développement psychologique et physique.
Elle oblige a fournir un effort continue, rarement violent, un éveil permanent dans un environnement sain, peu dangereux en moyenne.

Dans le contexte actuel, la voile est un loisir économe en énergie, respectueux de l’environnement dont l’essence même est l’environnement, le vent, la mer.
Enfin, la voile offre un grand espace de liberté – on a toute la surface de la mer devant soi - .

Le public
La voile motive 30 à 50 % des individus.
La proximité de la mer touche environ 20 à 30 % de la population française,
la proximité des eaux intérieures, 10 %.
On peut pratiquer la voile dans un cadre individuel ou collectif.
Dans un cadre collectif, la voile peut être pratiquée pour un coût de 150 à 200 euros par an.
Dés que l’on a atteint certaines compétences et que l’on accepte de faire encadrement et formation, cela devient gratuit.

Handicaps pour la voile
- inconfort, humidité, froid
- hébergement sur l’eau
- manque de place sur le bateau
- quand on est en mer, il faut continuer
- nécessité d’apprentissage
- danger relatif
- le refus d’aborder la réalité, le concret
- connotation sociale (pas en France, beaucoup à l’étranger
- prix

Par contre la voile n’est pas adaptée à tout le monde. Certains n’ont pas les capacités de diriger un bateau, on peut devant l’adversité être traumatisé, tétanisé et ne pas pouvoir vaincre sa peur. On peut ne pas supporter l’eau, le froid.
Il faut que la voile reste une envie, un plaisir et non une contrainte.

Il faut donner les moyens à ceux qui ont les capacités et l’envie et ne pas vouloir en faire faire à tout le monde


La spécificité française

Il existe une spécificité française dans la plaisance.
En effet, la plaisance en France est un sport ouvert à tous les publics contrairement à beaucoup de pays où c’est un sport assez élitiste.
Ce développement est dû à certains facteurs du caractère gaulois, à des raisons géographiques, économiques et historiques.

Le gaulois est frondeur et amateur de liberté, il trouve donc cette liberté sur l’eau.

Historiquement, après la guerre 39-45, beaucoup de personnes ont retrouvé un équilibre mental et physique sur l’eau (Les Glénans), des architectes comme Herbulot ont donné une impulsion populaire à la voile.
Les victoires de Tabarly et d’autres coureurs éminents ont flatté notre esprit gaulois et entraîné les jeunes.

Il existe une classe moyenne importante en France qui a permis l’achat de voiliers. Le développement s’est fait
sur les dériveurs dans les années 50 et 60
sur les croiseurs dans les années 70 à 2000
Cette population de navigants et cette flotte importante ont entraîné des victoires en dériveur, puis en planche à voile et en croiseurs de haute mer.
Ce marché important a provoqué l’éclosion d’architectes et de constructeurs les plus connus au monde.

Après une société de possession où l’on cherchait à acquérir son voilier, on est passé à une société de jouissance où on préfère la location ou la pratique de la voile dans un club.

Les progrès récents rendent la pratique de la voile plus facile :
Sécurité
Stabilité
Autoredressabilité
Insubmersibilité
Des brassières individuelles très légères
Repérage possible par balise
Prévisions météo fiables
Moyens de communication, GSM, téléphone satellite

Les bateaux sont de plus en plus rapides, enthousiasmants
Solidité
Vitesse
Confort
Ergonomie des formes
Entretien

Comment ramener les français à l’eau ?


Il faut rajeunir la population navigante :
séduire les enfants par la facilité et la vitesse
convaincre les parents par le côté bénéfique
faciliter la vie des clubs
développer des nouveaux produits
simplifier l’approche et les règles de régate
créer des promenades, des rallyes
libérer les places de port, les bassins à sec
préserver des zones de démarrage pour les dériveurs et les petits quillards.


Les actions.

Tous ceux qui sont intéressés par le développement de la voile doivent agir

- Les médias, expliquer les aspects, le plaisir…
- Les architectes et les chantiers, créer des nouveaux produits motivants et économiques
- Les collectivités publiques, développer l’aménagement, la mise à l’eau, le cadre de sécurité : balisage, ports, repérage, transmission, système de secours
- L’enseignement
- Les écoles de voiles, clubs, la fédération

Chacun suivant sa responsabilité.


Jean Marie Finot, septembre 2005