Anticiper les avaries futures sur les 60’ open autour du monde.
12/12/2006

SECURITE DES 60’OPEN



Le niveau de compétition est de plus en plus élevé, les bateaux vont de plus en plus vite, tout pousse les compétiteurs à faire des bateaux à la limite de la résistance nécessaire (qui est inconnue d’ailleurs).
La maladie des lests dans le dernier Vendée Globe et encore récemment dans la Route du Rhum et la Velux 5 Océans n’en sont que des exemples…

Au cours des deux derniers Vendée Globe, la météo avait été clémente pour les plus rapides et les problèmes potentiels n’étaient pas apparus.
Le niveau de la compétition, le nombre de compétiteurs, risquent de rendre les prochains Vendée Globes encore plus difficiles.

Il est temps d’anticiper les risques potentiels.

Si l’on veut que ces courses continuent à exister et véhiculent une bonne image il faut éviter que se multiplient de tels accidents…
Les architectes et les constructeurs ont une certaine responsabilité mais il serait bon que les autres acteurs, notamment les coureurs, organisateurs, comprennent que les constructeurs et architectes n’ont pas les moyens d’agir seuls, car l’esprit de la compétition pousse les limites. La concertation, le règlement et le contrôle général doivent aider à l’amélioration de la situation.

Dans un premier temps, nous nous faisons deux propositions non coercitives :

  1. Les engagés rendent publiques, avec leur architecte, les charges à partir desquelles le bateau est construit (pression d’eau sur la coque, charges sur le lest, fréquences, etc…) ainsi que les taux de sécurités envisagés entre la charge de travail et la charge de rupture. Parallèlement, la construction des échantillonnages, la mise en œuvre, les tests, les contrôles des pièces principales sont déposés dans une enveloppe qui reste fermée, mais qui est rendue publique s’il arrive un accident au bateau, de façon à ce que l’on trouve la raison et que de tels accidents ne se renouvellent pas.
    Cela permettrait que les expériences meilleures d’aujourd’hui servent à tous les navigateurs à venir et qu’il y ait davantage d’échanges sur ces points.

  2. Equiper les bateaux d’un minimum de moyens de mesures sur les parties et les efforts essentiels.
    Ces mesures pourraient être lues en temps réel par les coureurs, stockées, et envoyées en temps réel. Le coureur pourrait ainsi juger du moment il faut lever le pied.
    Cela permettrait aussi de juger des échantillonnages optimum à respecter.

Nous avons appareillé ainsi plusieurs de nos bateaux au cours du Vendée Globe 2000/2001, et nous sommes prêts à mettre en commun cette expérience,.
En terme de coût, elle ne représente pas une surcharge énorme par rapport à l’ampleur des projets actuels.

jean marie finot