finot conq

 

Maisons flottantes pour zones inondables

projet conçu par le groupe Finot

Beaucoup de régions du monde ont un niveau proche de la mer. Avec le réchauffement climatique ces régions subissent de plus en plus de périodes de hautes eaux, dues à l’envahissement par la mer ou à l’écoulement difficile des eaux de surface, surtout avec la multiplication des basses pressions atmosphériques, et des phénomènes climatiques violents.
Le première solution  est de construire sur pilotis, mais cela complique la vie journalière et n’empêche pas toujours la submersion des maisons.
La deuxième solution est de faire des maisons flottantes.

  1. Le premier avantage est la flexibilité de l’implantation (la maison est facilement déplacée).
  2. Le deuxième avantage est l’absence de fondations sur des terrains alluvionnaires et peu porteurs.

Les précautions à prendre sont, pour palier à la montée des eaux, l’ancrage des maisons (par âmes ou par pieux latéraux) les liaisons avec les réseaux, et la protection contre les vagues . Des levées de terre, des plantations spécifiques sont à prévoir pour casser les vagues si le plan d’eau libre est important.

Trois types de maison sont présentés :

  • Maison type méditerranéenne  avec des toits ayant une pente  de 25 °
  • Maison pour le nord de la France avec des toits  de pente 45°
  • Maison pour un contexte tropical

Organisation de la maison

Les maisons sont organisées sur un noyau central qui regroupe toutes les commodités : cuisine, toilettes, salle d’eau, machines, électricité.
Les  maisons ont ne surface de  70 (3 pièces) à 100 m² (4 pièces).
Le bloc central, les zones de vie reposent sur un ou deux grands caissons, rigidement solidaires.

Les caissons font 1 x 3 m x 8 m donc facilement transportables

La maison est presque toujours posée sur le sol.
Lorsque la maison flotte, les caissons s’immergent de 50 cm, et gardent 50 cm de franc-bord sous la plate-forme. Les effluents, les fluides, les réseaux partent du noyau au milieu, et même se relient aux réseaux 12 à 15 m plus loin, là où sont situés les points d’ancrage longitudinaux. Latéralement, la maison est tenue par d’autres ancrages pour ne par tourner, ou par 4 pieux.


Au besoin, un talus de 50 cm de haut peut être fait pour réduire la hauteur entre la plate-forme et le sol.
Les emmarchements de desserte sont solidaires de la maison ou du sol mais désolidarisés de l’un ou de l’autre.

Construction

Les caissons sont en stratifié verre polyester, de façon à éviter la corrosion et d’être attaqué par la vermine.
Les super structures sont en bois : plate-forme, plafonds, poteaux, charpente.
Les éléments sont constitués par des panneaux assemblés en usine.
Tous ces éléments tiennent dans 3 ou 4 conteneurs de 40 pieds.
Les deux premiers modèles sont très bien isolés et correspondent aux nouvelles normes HQE. Avec des compléments de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques, ces maisons pourraient avoir un bilan énergétique positif.

Stabilité

Le poids total est de 20 à 26 tonnes.
L  stabilité donne un couple de redressement de 45 à 65 t.m suffisant pour résister à des vents de 200 Km/h pour les maisons hautes et plus pour les maisons plus basses.

Réseaux

Les maisons sont groupées autour de chemins protégeant les réseaux et leurs jonctions pour assurer l’approvisionnement en eau potable et traiter les eaux usées (ce qui est une nécessité première pour la santé).

 

 

 

Conclusion

Ce type de maison n’est pas applicable partout.
Il est à développer dans toutes les zones inondables où une urbanisation est nécessaire : lorsque les zones  non inondables  sont trop éloignées des centres d’activité économique.

Un entretien et un suivi de l’état des caissons, des évacuations, de la structure du bâtiment sont nécessaires pour maintenir la sécurité des habitants.

images réalisées par Yung Han